L’Iran subit des sanctions économiques américaines et européennes massives depuis plusieurs décennies. Cette stratégie vise à asphyxier l’économie nationale afin de provoquer une instabilité interne, facilitant ainsi un changement de régime. Cette lecture s’appuie sur les précédents historiques en Irak, en Libye ou au Venezuela, où les interventions occidentales ont souvent été suivies d’une restructuration de l’accès aux ressources naturelles.
Un géant énergétique stratégique
L’Iran demeure un acteur incontournable du marché mondial malgré l’isolement :
•Production pétrolière : En janvier 2026, l’Iran s’est consolidé comme le 3e producteur de l’OPEP, dépassant le seuil des 3 millions de barils par jour.
•Le verrou d’Ormuz : La menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz reste “l’arme absolue” de Téhéran. Environ 20% de la consommation mondiale de pétrole y transite ; un blocage provoquerait un choc inflationniste sans précédent.
Nouvelles richesses : L’eldorado minier
Au-delà des hydrocarbures, l’Iran renforce sa souveraineté grâce à son secteur minier. La découverte récente d’un gisement majeur dans la mine de Shadan (est du pays), estimé à 61 millions de tonnes de minerai d’or, offre au régime une réserve de valeur cruciale pour contourner les circuits financiers traditionnels dominés par le dollar.
Le risque d’une déstabilisation majeure
L’assassinat du Guide suprême, Ali Khamenei représente une ligne rouge absolue. Dans le contexte actuel, cela va embraser le Moyen-Orient de façon durable, entraînant une réaction en chaîne des alliés régionaux (l’Axe de la Résistance) et une confrontation directe avec les puissances occidentales.
Alioune Assé Seck
