À trois ans de la Coupe du Monde, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) semble avoir troqué son costume de conquérant pour celui d’un navire en pleine mutinerie. Entre querelles de palais, déboires judiciaires et oubli des supporters, le football sénégalais danse sur un volcan.
Aujourd’hui, l’image renvoyée par l’instance faîtière du football national est celle d’un champ de bataille où chaque dirigeant, arc-bouté sur ses privilèges, semble avoir oublié l’essentiel : le Sénégal avant tout
Abdoulaye Fall se retrouve dans une position de plus en plus intenable. Le Président de la Fédération Sénégalaise de Football est assailli de toutes parts, il doit mener un combat sur plusieurs fronts :
- Le front judiciaire : Le duel au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) face à Mady Touré fragilise l’institution et installe un climat d’instabilité juridique.
- Le front continental : La procédure disciplinaire ouverte à la CAF vient ternir le prestige d’une fédération qui se voulait exemplaire.
- Le front interne : Les divergences étalées publiquement par les membres du comité exécutif témoignent d’une rupture de confiance profonde.
- Sans oublier les 18 supporters en détention au Maroc qui semble être laissé à leur sort…
Si les membres de la FSF ne parviennent pas à faire taire leurs querelles d’ego et à recentrer le débat sur la performance sportive et l’éthique, le réveil sera brutal.
Le talent des joueurs sur le terrain ne suffira pas à compenser le chaos administratif. Sans un sursaut d’union sacrée et une gestion transparente, la Coupe du Monde 2026 pourrait passer d’un rêve de grandeur à une débâcle historique.
Alioune Assé Seck
