Le Financial Times a publié, en début de semaine, un article relatif au recours de l’Etat du Sénégal à des instruments de type Total Return Swap. Une publication qui suscite le débat au Sénégal, depuis lundi dernier. Ce jeudi, le ministre des Finances et du Budget est monté au créneau pour apporter des précisions.
«Je voudrais apporter quelques précisions sur le Financial Times, qui est un journal de référence, mais qui n’est pas infaillible. Sa crédibilité est réelle, construite sur une forte réputation dans la presse économique et financière et sur un code éditorial éprouvé. Mais cette crédibilité ne signifie pas que tout ce qu’il publie est automatiquement vrai», a dit Cheikh Diba, face à la presse.
Pour lui, il faut donc distinguer la réputation du média, l’exactitude d’un article, l’usage politique qu’on peut en faire à travers des commentaires orientés. «Un grand média peut publier une information solide, partielle, discutable dans son cadrage, ou même erronée sur certains points. Le Financial Times lui-même publie des corrections, ce qui montre qu’il peut, comme toute institution médiatique, se tromper», précise Cheikh Diba.
Pour lui, dans cette affaire des TRS, la crédibilité du Financial Times doit conduire à examiner l’information avec sérieux, mais elle ne constitue ni une preuve définitive, ni une condamnation. «Les débats politiques opèrent un déplacement discursif en transformant une analyse financière prudente en accusation de dette cachée», précise Cheikh Diba.
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