Réunis ce jeudi 2 avril 2026 à Dakar, les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation, regroupés au sein du G7, ont exprimé leur profonde inquiétude face à l’évolution de la crise scolaire qui secoue le Sénégal depuis le début de l’année académique 2025-2026. Dans un communiqué ferme, ils dénoncent une gestion jugée incohérente et appellent à des mesures urgentes pour sortir de l’impasse.
Une sortie de crise jugée paradoxale
À l’issue de leur rencontre, les membres du G7 ont vivement critiqué les conclusions de la réunion tenue le 23 mars dernier avec le ministère de la Fonction publique. Selon eux, cette rencontre, censée ouvrir la voie à une sortie de crise, a paradoxalement conduit à la résolution de certaines revendications déjà satisfaites, laissant de côté des points essentiels toujours en suspens.
Les syndicats pointent notamment du doigt l’attitude qu’ils qualifient de « méprisante » de certaines autorités, en particulier celle du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal. Ils l’accusent d’avoir tenu des propos condescendants à l’égard des enseignants et de chercher à discréditer leur engagement.
Une indignation face aux mesures gouvernementales
Le G7 dénonce également le maintien de la stratégie de « saucissonnage » des salaires, avec des retenues jugées abusives. Une pratique que les syndicats considèrent comme une violation grave des droits des travailleurs et un facteur de radicalisation du mouvement.
Face à cette situation, le collectif syndical annonce avoir décidé de porter plainte contre l’État du Sénégal. L’objectif est d’obtenir l’arrêt immédiat de ces mesures et la réparation des préjudices subis par les enseignants.
Appel à la solidarité et à la mobilisation
Dans leur déclaration, les syndicats expriment leur solidarité avec d’autres secteurs en lutte, notamment la santé et les transports, qu’ils considèrent comme des piliers du développement national. Ils appellent à une convergence des luttes afin de renforcer la pression sur les autorités pour obtenir un règlement global du passif social.
Par ailleurs, le G7 salue les efforts des autorités religieuses et coutumières ainsi que les initiatives de médiation engagées pour apaiser les tensions.
Un ultimatum adressé au gouvernement
Les syndicats indiquent avoir examiné un projet de protocole d’accord amendé, mais estiment que la responsabilité de sortir de la crise incombe désormais entièrement au gouvernement. À défaut de mesures concrètes, ils préviennent qu’ils poursuivront leur combat avec détermination dès la reprise des cours.
Une marche décisive annoncée
Dans cette dynamique, le G7 annonce sa participation active à la marche prévue le 8 avril 2026. Une mobilisation qu’il veut décisive pour exiger l’apurement total du passif social et une amélioration durable des conditions des enseignants.
Un appel à une école plus performante
En conclusion, les syndicats invitent l’ensemble des enseignants à rester mobilisés et appellent à une vigilance accrue. Ils réaffirment leur engagement pour une école sénégalaise « debout et performante », fondée sur la justice et l’équité sociale.
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