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L’Iran reste «prêt à discuter» avec les États-Unis

« S’ils sont prêts à mettre de côté les sanctions, nous sommes prêts à discuter et à négocier, même au niveau des dirigeants des pays du 5+1 », a déclaré le président Hassan Rohani dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d’État.

M. Rohani, qui faisait là référence au groupe dit P5+1 des six pays ayant conclu cet accord avec l’Iran en 2015 à Vienne (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), a rappelé avoir déjà fait « explicitement » cette offre par le passé.

Aux termes de l’accord de Vienne, Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, afin de garantir leur nature exclusivement civile, en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Les États-Unis sont sortis unilatéralement de ce pacte en mai 2018 avant de rétablir les sanctions qu’ils avaient levées contre l’Iran, et qu’ils ne cessent depuis lors de durcir.

« Nous sommes sous sanctions. Cette situation n’est pas de notre fait, mais est le résultat d’un acte cruel de la Maison-Blanche », a déclaré M. Rohani.

 « Nous n’avons pas d’autre choix que celui de la résistance et de la persévérance face à ceux qui imposent les sanctions », a ajouté le président iranien.

 « Dans le même temps, nous n’avons pas fermé la porte aux négociations », a-t-il encore déclaré, bornant néanmoins strictement le cadre d’un éventuel dialogue avec les États-Unis à celui du format des parties prenantes à l’accord de Vienne.

 « Je dis à la nation iranienne qu’à tout moment, si l’Amérique est prête à lever et à mettre de côté ses sanctions injustes, cruelles, illégales, inappropriées et terroristes, les dirigeants du 5+1 [et de l’Iran] peuvent se rencontrer, nous n’y voyons aucun inconvénient «, a-t-il dit.

M. Rohani avait déjà tenu des propos similaires en septembre avant de se rendre à l’assemblée générale des Nations unies à New York, où l’idée, portée par la France, d’une rencontre au sommet entre le président iranien et son homologue américain Donald Trump n’a pu être matérialisée.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, répète régulièrement être opposé à toute négociation directe entre les États-Unis et l’Iran.

Avec lapresse.ca

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