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Cité Mixta : le shooting fictif, la drogue, les huit gaillards, la fille mineure et les sévices sexuels

Onze jeunes garçons et filles, de 18 à 24 ans, ont été surpris dans des positions suspectes dans un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de la cité Mixta. C’était lundi dernier peu après 17 heures. Attirés par des effluves de chanvre indien provenant des lieux, des policiers en patrouille ont toqué à la porte. «Ils découvrent un appartement transformé en véritable fumoir et lieu de débauche, rapporte L’Observateur, qui relaie cette histoire. […] Sur la table basse, le décor est planté : dix grammes de chanvre en vrac, un joint entamé, une bouteille de vodka, du vin rosé. Plus inquiétant encore : trois préservatifs usagés et une capsule de ‘coffee’, un stimulant aphrodisiaque ont été également trouvés sur place.»

Neuf membres du groupe ont été arrêtés, renseigne le quotidien d’information. Qui signale que les deux autres ont réussi à prendre la fuite : il s’agit d’un certain «Alou», présenté comme le fournisseur de la drogue, et d’une fille nommée Amy F., dont le rôle n’est pas précisé.

Une fille mineure, Fatou Ngoné D., fait partie des suspects embarqués par la police. Le journal du Groupe futurs médias rapporte que son témoignage a ruiné la ligne de défense de ses camarades, qui affirmaient qu’ils avaient collectivement loué l’appartement, à 70 000 francs CFA pour deux nuitées, pour un «shooting photos» destiné à leurs pages TikTok à l’occasion de la korité.

Fatou Ngoné D. est âgée de 17 ans. Selon L’Observateur, elle a été auditionnée en présence de son père. L’adolescente, souligne la même source, avait fugué du domicile familial. Elle a prétendu avoir été piégée par ses camarades. «Elle ne se doutait pas que la séance photo n’était qu’un appât. Dans sa déposition, elle accuse formellement deux membres de la bande, S. C. Touré, 24 ans, et C. Diop, 22 ans, qui auraient profité de sa vulnérabilité [pour abuser d’elle sexuellement].»

L’Observateur rapporte que le premier a reconnu les faits tandis que le second les a niés. «Seulement, alerte le quotidien d’information, les résultats de la réquisition médicale délivrés par l’hôpital Abass Ndao sont venus étayer les dires de la victime, confirmant des traces de violences sexuelles.»

Les huit garçons suspects ont été finalement placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et usage collectif de drogue, détournement de mineure et viol collectif.

L’Observateur indique que l’un des fuyards, Alou, a abandonné dans l’appartement son téléphone portable. «L’appareil constitue une pièce maîtresse pour identifier les autres membres de ce réseau de débauche», parie le journal.

SENEWEB

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