Pour le porte-parole de l’Unicef, il ne faut pas parler d’un cessez-le-feu à Gaza. C’est « une illusion cruelle et meurtrière », assure James Elder. Cette semaine encore, un enfant de 2 ans, un autre de 5 ans et un adolescent de 13 ans ont été abattus par les forces israéliennes.
« Ces enfants n’ont pas été tués dans une zone de guerre. Ils ont été tués dans leurs maisons, à l’école, en train de jouer au foot ou de pêcher, rappelle-t-il. Il ne s’agit plus de savoir si le cessez-le-feu peut être amélioré, il s’agit juste de savoir si on peut encore appeler ça un cessez-le-feu. »
La majorité des victimes ont été tuées près de la ligne orange, la nouvelle ligne de démarcation imposée par Israël et dans laquelle les ONG doivent obtenir une autorisation pour livrer l’aide humanitaire. Et le tableau est encore plus sombre si on ajoute les 247 enfants tués au Liban depuis début mars. « Un tel niveau de violences contre des enfants déclencherait un tollé mondial si ça passait dans n’importe quel autre pays, s’indigne James Elder. Il faut arrêter d’accepter ça. Le simple fait qu’on s’exprime en nombre d’enfants tués ou blessés par jour au Moyen-Orient dit tout de cette dévastation. »
Le patron des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, ne dit pas autre chose, lui qui a appelé à la « levée immédiate des restrictions israéliennes » sur l’entrée de l’aide humanitaire. Toujours insuffisante pour les habitants de Gaza et pour les enfants qui souffrent, en plus, de la faim.
RFI
