Rebondissement dans l’affaire Pape Abdoulaye Touré. Les éléments de la Section de recherches de Dakar ont placé quatre personnes en garde à vue dans le cadre des investigations sur les sévices dénoncés par l’activiste. Les personnes interpellées sont deux agents de sécurité qui travaillaient au domicile de l’ancien ministre Pape Malick Ndour à l’époque des événements, ainsi que deux agents du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), dont un responsable de la sécurité. Cette mesure fait suite à la plainte déposée le 9 septembre 2024 par le requérant et aux conclusions d’une reconstitution des faits menée au cours des derniers mois.
D’après les détails rapportés par le quotidien L’Observateur, les opérations de reconstitution ont situé l’interpellation initiale de l’activiste, Pape Abdoulaye Touré à la Cité CPI, un secteur sous haute surveillance qui abritait alors les résidences de plusieurs autorités, dont Mansour Faye et Pape Malick Ndour. Assistés par Me Takha Cissé, les quatre suspects doivent être présentés au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar.
Auditionnés par les enquêteurs de la gendarmerie, l’ensemble des mis en cause rejette les accusations de violences. Les deux vigiles selon la même source, reconnaissent avoir appréhendé l’activiste avant de le remettre aux gendarmes présents sur les lieux, tout en affirmant que Pape Malick Ndour se trouvait à cet instant précis sur le plateau de la chaîne SenTV. De son côté, l’agent du COUD nie toute présence sur le site de l’interpellation, expliquant que son nom a été mentionné uniquement parce qu’il a été contacté pour vérifier le statut d’étudiant du plaignant.
L’action judiciaire vise également d’autres personnalités citées dans la plainte, notamment l’ »ancien ministre de l’Intérieur Antoine Diome, l’ancien haut commandant de la gendarmerie, le général Moussa Fall, et un individu désigné sous le nom de Chef Sow ».
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