Santé et bien-être

Covid-19: “Environ 5 à 6% de la population, soit près d’un million de Sénégalais porteurs du virus” (Le Témoin)

​Le Sénégal est fortement touché avec près de 6% de la population déjà infectés, soit environ 950 000 à un million 600 personnes qui se baladent sans masques, si on se réfère à l’échantillon que constituent les voyageurs et qui passe de 0,5 à 4% entre la première et la deuxième vague. Ce qui sous-entend qu’on est encore loin de l’immunité collective qui nécessiterait environ 60 à 80% de la population (environ 9 à 13 millions de personnes) malgré l’explosion des cas et la virulence des nouvelles souches de contamination. Aujourd’hui, le sénégalais n’ayant « aucune éducation sanitaire » pour le respect scrupuleux des mesures barrières, le vaccin serait la seule solution à la situation actuelle qui prévaut dans le pays pour éviter le pire.

Les 20 376 cas positifs sont une goutte de… cas dans la vaste mer du total des personnes déjà infectées par le virus. Ce sont près d’un million de Sénégalais qui auraient été déjà touchés par le virus. Soit 5 à 6% de la population. Près de 6%, sur une population globale de plus de 16 millions d’habitants, c’est plus de 950 000 Sénégalais. « Aujourd’hui, le taux de contamination tourne autour de 5% si on se réfère à l’échantillon que constituent les voyageurs ».

Lors de son passage à la Rfm, Dr Abdoulaye Bousso alertait en disant que les tests positifs chez les voyageurs asymptomatiques passaient de 0,5 à 4%. Ce qui fera dire à Dr Elhadj Ndiaye Diop que « les voyageurs, c’est un peu la population en miniature ». Une estimation qui ne doit guerre semer le doute par rapport à la situation de l’heure, si on se fie aux explications des experts de la santé par rapport à la manière dont le virus agit d’une personne à une autre. En atteste les cas asymptomatiques, notamment les enfants qui ne présentent pas, et qui présenteront jamais les signes de la maladie.

Stratégie du testé le « tout »
Rappelons-nous que tout au début de la propagation de la maladie dans le pays, les autorités sanitaires avaient misé sur la stratégie du testé le « tout ». C’est-à-dire les cas simples comme cas suspects, asymptomatiques comme symptomatiques avec une stratégie du tracing pour tester aussi les contacts afin de circonscrire rapidement la maladie ou pour ne pas avoir des foyers de contamination avec surtout des explosions de cas. Une stratégie qui avait bien marché.

Vu la régression des cas de nouvelles contaminations jusqu’à ne recenser que quelques 400 cas au cours du mois d’octobre contre un peu plus de 3000 cas en août dernier. Une bonne riposte qui avait permis au Sénégal d’être classé, deuxième pays au niveau mondiale, et premier en Afrique en terme de gestion de la maladie de Covid-19. Ce, avant de changer de paradigme pour ne tester que les cas suspects et les voyageurs.

Dans le cadre de la stratégie actuelle du Sénégal, « on teste tous les cas suspects. De même que le test systématique des voyageurs » ! Selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas), ceux qui se présentent aujourd’hui aux tests, ce sont les cas suspects et les voyageurs, de manière globale. Des tests souvent un peu élargi pour compter les cas contacts. Ce qui ne veut aucunement dire que la litanie matinale du département de la Santé livre des chiffres biaisés. Non ! Ici, on parle des différentes formes de contamination, et les réactions simples, moyennes ou graves d’un individu à un autre.

Loin de l’immunité collective
Mais ce qu’il faut surtout noter, c’est que le Sénégal est loin d’atteindre l’immunité collective. Laquelle est atteinte si et seulement si 60 à 80% de la population ont chopé le virus. Soit 9 millions à près de 13 millions de Sénégalais. On avait demandé de vivre avec le virus. Mais la situation qui se présente avec cette deuxième vague de contamination avec un virus devenu plus virulent que les souches de la première vague, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr ne cesse d’alerter sur les mesures barrières et sur l’hygiène pour juguler cette deuxième vague.

Une alerte qui en dit long sur cette situation. Un médecin sous l’anonymat considère que, pour cette deuxième vague, « le Sénégal a déjà perdu au niveau de la planification. Et que personne ne sait encore ce qui va se passer dans les jours à venir. Parce que tout simplement, les sénégalais n’ont aucune éducation sanitaire ». C’est tout le sens qu’on peut donner à « l’heure est grave » du chef de l’Etat qui a décrété hier un état d’urgence assorti d’un couvre-feu pour une durée de 12 jours avec une possibilité de prolongement de sa durée. Le Sénégal entend faire recourir au vaccin malgré le bruit agité par les anti-vaccins.

C’est décidé ! A la fin du premier trimestre de l’année en cours avec pour cibles les personnes âgées à risque et le personnel de santé. En premier, le personnel de santé qui se trouvent à la première ligne de front, les personnes âgées, les comorbidités et les forces de l’ordre. Ce qui sera suivi d’une campagne nationale de vaccination pour protéger l’ensemble de la population.

En attendant que le vaccin soit plus accessible aux pays membres de Covax, le ministère de la santé, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd) va lancer en fin janvier les Tests de diagnostic rapide (Tdr) pour augmenter et rendre plus accessibles les tests. C’est le ministre « himself » qui fait l’annonce lors de la rencontre gouvernemental d’hier avec la presse.

Le Témoin

PS: Le rédaction de PressAfrik tient à préciser qu’il n’y a aucune étude ni source officielle qui confirme les chiffres du nombre de Sénégalais contaminés publiés par nos confrères.

AVEC PRESSAFRIK

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