Education et formations

Education – Augmentation de l’indemnité d’enseignement, de logement, prime scolaire,… : Les pistes de sortie de crise du Sudes

Demain, il y a un nouveau round de négociations pour sortir l’école de la crise. En conférence de presse hier, le Secrétaire général national du Sudes n’a pas hésité à accuser l’Etat pour expliquer la situation actuelle. «La cause de ces perturbations dans le secteur public d’enseignement, réside dans le ponce-pilatisme et le dilatoire du gouvernement depuis 2016, pour ouvrir des négociations sérieuses sur le système indemnitaire en vigueur dans la Fonction publique depuis les augmentations de salaire de 2006/2007», note Dr Amadou Diaouné. Il rappelle que le Président Sall a lui-même reconnu qu’une révision s’impose, «à cause des nombreuses et criardes injustices et iniquités injustifiables dans le traitement salarial des différents corps de l’administration publique». «Les enseignants ont été de vrais laissés-pour-compte, parce que profondément lésés dans les allocations indemnitaires de 2007 à nos jours. C’est pourquoi les luttes syndicales en cours qui ont abouti à l’ouverture de négociations, exigent des réponses à la hauteur de l’impératif d’une part, de corriger les injustices dont les enseignants ont été victimes dans le traitement salarial, d’autre part, de relever substantiellement leur pouvoir d’achat pour améliorer leurs conditions d’existence dans un contexte de renchérissement du coût de la vie», enchaîne le Secrétaire général du Sudes.
Aujourd’hui, l’Etat a décidé de corriger le système indemnitaire en haussant les indemnités accordées aux enseignants. Amadou Diaouné les qualifie d’«intéressantes», mais toujours «insuffisantes au regard de plusieurs considérations». Pour lui, «l’approche sectorielle pour corriger les fortes disparités dans les allocations indemnitaires entre les corps de la Fonction publique, ne doit pas être dans les demi-mesures». Que faire ? «Il faut à cette occasion, une revalorisation salariale conséquente pour les enseignants, qui ont le sentiment frustrant d’être marginalisés dans la Fonction publique et dans la société à cause de leurs difficiles conditions d’existence», poursuit M. Diaouné. Cette augmentation, dit-il, permettra l’installation d’une paix sociale durable dans le secteur public de l’éducation et de la formation, rendra le métier attrayant et attractif pour les meilleurs étudiants et sera un moyen de renforcer la rétention des meilleurs enseignants dans le secteur. «En effet, près du tiers de l’effectif global des enseignants a «migré» par détachement ou par voie de concours vers d’autres secteurs», informe M. Diaouné.

8 propositions
Pour assurer un «nécessaire équilibre entre les corps de l’enseignement dans un esprit de justice, d’équité et de solidarité», le Sudes demande l’augmentation de l’indemnité d’enseignement de l’ordre de 80% du salaire indiciaire, soit une hausse de 30%, de logement défiscalisée (professeurs 200 000F, instituteurs 175 000F), compensatrice de surcharge horaire  de 40 000F, de contrôle et d’encadrement  de 100 000F. Sans oublier aussi la hausse de l’indemnité appelée prime scolaire qui doit être portée à 75 000F, soit une augmentation de 150%, d’administration scolaire (accord avec les propositions d’augmentation du gouvernement), de double flux à augmenter de 50% et sa mensualisation, de correction pour les institu­teurs (100F/copie) et la reva­lori­sa­­tion du point indiciaire de 20%.
L’Etat a fait 8 propositions aux syndicats comme la défiscalisation de l’indemnité de logement à 100%, l’augmentation de l’indemnité d’enseignement de 50 à 60 %, la prime scolaire de 100%, le relèvement aussi de l’indemnité de contrôle et d’encadrement pour au moins 75 000 francs, de l’indemnité de recherche documentaire sur la base de 50%. Selon les autorités, ce sont près de 69 milliards d’efforts budgétaires pour prendre en compte les éléments de revendications des enseignants. Pas satisfaits, le Saemss et le Cusems avaient enchaîné avec un 9ème plan d’actions. Le Sudes espère une ouverture de négociations globales et inclusives avec les centrales syndicales et autres organisations professionnelles de fonctionnaires sur le système de rémunération et de motivation de la Fonction publique. «Ces fortes mesures financières en faveur des enseignants seront sans doute un puissant facteur de stabilité durable dans le secteur public de l’éducation et de la formation», poursuit Amadou Diaouné, qui demande la fin aussi des discriminations dont les enseignants «décisionnaires ont été et demeurent injustement victimes», avec la suppression «sans délai de la circulaire présidentielle n°9 du 25 Janvier 1967» à l’origine de tous leurs maux.

lequotidien.sn

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