Mame Mactar Gueye, vice-président de Jamra, a réagi sur l’affaire des présumés homosexuels de Linguère ayant conduit à l’arrestation de plusieurs personnes dont le militant de Pastef/Les Patriotes, Ndiaga Mactar Seck dit Ndiaga Seck.
Selon lui, cette procédure judiciaire ouverte sur ce dossier ne relève pas uniquement du procureur du Tribunal de Grande Instance de Pikine/Guédiawaye ou de la Brigade de gendarmerie de Keur Massar. «La preuve en est que le dernier scandale ayant emporté Ndiaga Seck a conduit à l’envoi d’une délégation judiciaire à Linguère afin d’y mener l’enquête et d’ouvrir une information judiciaire en son nom. Pendant ce temps, à Dakar, il s’apprêtait, semble-t-il, à partir en pèlerinage », a-t-il expliqué dans l’émission matinale de la RFM.
Le vice-président de Jamra a soutenu aussi que les faits reprochés aux prévenus dépassent la seule question de l’homosexualité. « N’oublions pas que la plupart d’entre eux, c’est non seulement des homosexuels, mais doublé de pédophiles. Parce qu’on a vu dans le PV des cas d’accouplement avec des enfants mineurs. Mais c’est également des prévenus qui étaient porteurs du VIH qui le savaient et qui malgré tout continuent à le répandre. Donc ce dossier a un aspect criminel », a-t-il martelé.
Mame Mactar Guèye a également expliqué que c’est en raison du « caractère criminel » de cette affaire que le procureur Saliou Dicko aurait décidé de confier le dossier à un juge d’instruction plutôt que de le traiter en flagrant délit correctionnel.
« C’est pour cela que le procureur Saliou Dicko, en ce qui le concerne, a refusé de l’orienter vers les juridictions ordinaires flagrantes de délits correctionnels. Alors, il a imputé le dossier à un juge d’instruction qui l’a amené en instruction », a-t-il soutenu, ajoutant que «les personnes mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt en attendant la fin de l’instruction ».
Toutefois, le vice-président de Jamra a précisé que l’action des autorités judiciaires et des forces de sécurité ne viserait pas à « stigmatiser des individus, mais à préserver la santé publique et la santé morale des enfants» du Sénégal. «Le combat continue », a-t-il conclu.
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