Actualités

Visas Schengen, recours à l’externalisation : Christine Fages explique pourquoi certaines demandes sont rejetées

Dans un entretien accordé à la RFM et à la TFM, repris par L’Observateur, l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, est revenue sur la politique de délivrance des visas, l’externalisation des demandes à VFS Global et les principaux motifs de refus.

La diplomate a d’abord défendu le recours à l’externalisation, expliquant qu’il s’agit d’une pratique largement adoptée par les pays européens afin d’accélérer le traitement des dossiers.

« L’externalisation a une histoire. D’abord, tous les pays externalisent pratiquement toutes les prises de rendez-vous. L’externalisation nous permet de traiter les visas. Parce que si nous devions aussi recevoir les gens, les délais pour traiter les visas seraient encore plus longs. Donc avoir externalisé la prise de rendez-vous permet aux agents du consulat de traiter les dossiers plus vite », a-t-elle déclaré.

53 000 demandes de visa par an

Christine Fages a précisé que les services consulaires français au Sénégal reçoivent environ 53 000 demandes de visa par an, soit près de la moitié des demandes adressées à l’ensemble des pays de l’Union européenne dans le pays.

« Nous recevons à peu près 53 000 demandes de visa par an. C’est la moitié des visas qui sont demandés aux pays de l’Union européenne pour la seule France. C’est beaucoup de demandes et nous nous efforçons vraiment d’examiner chaque dossier de la manière la plus rapide et objective possible », a-t-elle souligné.

L’ambassadrice a ensuite détaillé les trois principales raisons qui conduisent au rejet d’une demande de visa Schengen.

« Les règles Schengen sont assez précises. Souvent, il y a trois raisons pour lesquelles le visa est refusé », a-t-elle expliqué.

La première concerne les dossiers incomplets. « Si le dossier n’est pas complet au départ, nous n’avons pas les moyens humains de rappeler 53 000 personnes pour leur demander de bien vouloir glisser le document qui manque dans le dossier. La liste des documents nécessaires est sur France-Visas. Il faut vraiment s’y tenir. Il faut que le dossier soit complet depuis le début ».

Le deuxième motif est lié à la fraude documentaire. Christine Fages a mis en garde contre certaines officines qui introduisent parfois de faux documents dans les dossiers, parfois à l’insu des demandeurs.

« Il y a beaucoup de documents qui sont frauduleux. Quelquefois ce n’est pas la faute du demandeur, mais plutôt des officines. Elles glissent parfois dans les dossiers des faux documents. À d’autres moments, il peut simplement s’agir d’erreurs matérielles. Comment voulez-vous qu’on recolle les morceaux ».

Enfin, la diplomate a appelé les demandeurs à la vigilance face aux intermédiaires qui monnayent les rendez-vous.

« Les officines ne sont pas toujours une aide. Il faut faire très attention. Elles expliquent parfois que les rendez-vous sont payants. Les rendez-vous ne sont pas payants. Ce qui est payant, c’est le service de VFS. Mais le rendez-vous en lui-même ne doit rien vous coûter. Si on vous demande de l’argent pour un rendez-vous, il y a un problème », a-t-elle averti.

PRESSAFRIK

Related posts

COVID-19 : LES MESURES DE RESTRICTION EN VIGUEUR JUSQU’AU 20 FÉVRIER (COMMUNIQUÉ)

waladounyati

LE MEETING D’INVESTITURE DE YEWWI ASKAN WI ET LA VISITE DE BLINKEN À LA UNE

waladounyati

Arrestation des députés de Yewwi Askan wi: Le groupe parlementaire de YAW s’indigne et exige leur libération immédiate

waladounyati
Chargement....
error: Waladounyati - Contenu protégé !