Lors d’une intervention très attendue, un éminent responsable religieux a levé le voile sur les raisons du silence observé après la dernière séance du Diwanul Hira. Selon lui, l’éclipse survenue au mois de Safar est un signe dont la portée a été largement sous-estimée par la population, plus occupée à filmer le phénomène qu’à prier.
Dakar, Sénégal – Le mutisme des élus d’Allah après le dernier Diwanul Hira n’était pas anodin. C’est ce qu’a expliqué un guide spirituel de premier plan, revenant sur un avertissement qu’il affirme avoir déjà formulé lors de la conférence de Dakar. « Je vous avais annoncé que les élus d’Allah ont choisi le silence après la réunion, et je vous avais dit qu’il fallait tout de même craindre leur silence », a-t-il rappelé.
Ce silence est directement lié à un événement céleste précis : l’éclipse qui s’est produite durant le mois de Safar. « Elle nous a été montrée lors de cette séance de Diwanul Hira », confie le responsable religieux. Mais ce qui l’a davantage marqué, c’est la réaction générale face au phénomène. « L’Occident a changé tout le monde. Autrefois, dès qu’une éclipse survenait, chacun se levait pour prier, comme nous l’a enseigné le Prophète (PSL). Cette fois-ci, chacun a sorti son téléphone pour capturer le moment. Même parmi mes enfants et disciples, ils étaient en train de prendre des photos et des vidéos. Connaissant la réalité du phénomène, je passais à côté d’eux sans commentaire. »
Une attitude qu’il attribue à une vision déformée des éclipses, présentées comme de simples phénomènes naturels sans conséquence spirituelle. « On leur a fait croire qu’il n’y a pas lieu de prier ou de faire du zikr, alors que le Prophète indiquait clairement aux gens de formuler des prières. » Et d’insister : « La prière est en rapport avec les événements que l’éclipse annonce. Car l’éclipse marque toujours un événement. »
Une annonce de catastrophe
Selon le guide religieux, l’éclipse du mois de Safar revêt un caractère particulièrement préoccupant. « Tout ce qu’elle annonce correspond à des tremblements de terre. Elle n’annonce que cela. Et ils seront très proches de nous. Qu’Allah épargne le Sénégal », a-t-il lancé, visiblement inquiet. Il affirme avoir observé le phénomène jusqu’au coucher du soleil sans y déceler le moindre bon présage. « Tous ceux qui spéculent sur sa signification ne connaissent pas sa vraie nature. Elle annonce une catastrophe parmi les plus destructrices. Quiconque sait déchiffrer le scintillement de ses rayons comprend que tous les pays qui l’ont observée sont en danger. »
Le tremblement de terre, rappelle-t-il, est l’une des catastrophes naturelles les plus dévastatrices. C’est pourquoi, selon lui, Allah l’a choisi comme signe annonciateur de la fin du monde, citant le verset : « Quand la terre tremblera d’un violent tremblement » (Sourate 99, verset 1).
Le poids du « Mercredi Noir »
Autre élément troublant souligné par le religieux : la date de l’éclipse. Elle coïncide avec le dernier mercredi du mois de Safar, jour connu dans la tradition sous le nom de « Alarbay Karé » ou « Mercredi Noir ». « Le Prophète Mouhamed (PSL) avait dit que c’est un jour où la plupart des malheurs descendent sur terre. Si vous regardez bien, cette éclipse a correspondu exactement avec cette journée », a-t-il souligné.
Face à cette conjonction de signes, le guide appelle à un sursaut spirituel collectif. « Que chacun tende ses mains vers Allah et prie, car Lui seul détient Ses propres organisations, dont la tenue est inéluctable. » Il a toutefois tenu à nuancer, citant Cheikh Elhaj Malick : « Un vieux sage ne prie pas pour un besoin qui ne sera pas exaucé. » Avant d’ajouter : « Allah peut épargner le Sénégal, mais tous les pays musulmans ne le seront certainement pas. Nous qui prions le savon pleinement, mais nous continuerons d’implorer. »
Un message d’urgence qui, à l’heure où les téléphones remplacent les tapis de prière, résonne comme un rappel à l’ordre adressé à l’ensemble de la communauté.
