La Coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur de l’Université Alioune Diop de Bambey (SAES-UAD) hausse le ton. Tout en saluant l’inauguration du pavillon de 1 000 lits sur le campus social et le lancement de nouveaux projets d’infrastructures pédagogiques et administratives, le syndicat exige des autorités le respect strict des engagements pris.
Au cœur des revendications : le respect scrupuleux des délais d’exécution annoncés pour les différents chantiers. Le SAES-UAD demande également un suivi rigoureux de l’avancement des travaux jusqu’à leur livraison effective et leur réception.
Pour la coordination syndicale, ces investissements interviennent dans un contexte marqué par un déficit structurel d’infrastructures. Elle rappelle qu’environ 20 000 nouveaux bacheliers ont été orientés à l’Université Alioune Diop au cours des cinq dernières années, sans que les mesures d’accompagnement nécessaires ne suivent le rythme de la massification des effectifs.
Selon le syndicat, cette situation a engendré un déficit estimé à 50 % en places assises, avec de lourdes répercussions sur les conditions d’enseignement, d’apprentissage et de travail.
Si le SAES-UAD considère les nouveaux investissements comme une avancée, il entend rester particulièrement vigilant quant à leur réalisation effective. La coordination annonce qu’elle suivra de très près l’évolution des chantiers et leur conformité aux engagements pris par les autorités.
Le syndicat prévient surtout qu’en cas de retard ou de non-respect des promesses, il n’hésitera pas à faire usage de toutes ses prérogatives syndicales. Une mise en garde ferme qui traduit la volonté du SAES-UAD de maintenir la pression jusqu’à la réception définitive des infrastructures.
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