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LA CHRONIQUE DE BKD – « Rien ne m’en détournera » : quand le Président Diomaye sacralise l’unité du Sénégal (Par Boubacar Kambel DIENG)

La phrase a claqué comme un serment. Solennelle. Directe. Sans détour. En quelques mots, lors de son discours à la Nation du 31 décembre, le président Bassirou Diomaye Faye a posé un cap clair : l’intérêt général, la paix et l’unité nationale ne sont pas négociables. « Rien ne m’en détournera », a-t-il martelé. Dans un pays marqué par des blessures récentes, cette déclaration n’est pas anodine. Elle est même essentielle.
Ce que beaucoup de Sénégalais attendaient d’un dirigeant, c’est précisément cela : une parole qui rassemble au lieu de diviser, qui apaise au lieu d’enflammer, qui élève au lieu d’exclure. Le Sénégal sort d’une période de fortes tensions politiques et sociales. Des familles se sont déchirées. Des amitiés se sont brisées. Des collègues ne se parlent plus. La haine s’est parfois invitée dans les foyers, dans les quartiers, sur les réseaux sociaux.
En rappelant qu’il n’existe ni Sénégalais de première zone ni de seconde zone, le chef de l’État a touché un point sensible. Car le sentiment d’injustice, réel ou perçu, est l’un des plus grands dangers pour la cohésion nationale. Un pays ne peut avancer durablement si une partie de ses citoyens se sent mise à l’écart.
Mais cette parole présidentielle ne doit pas rester un simple discours. Elle interpelle aussi chaque Sénégalais. Se réconcilier avec soi-même. Se réconcilier avec son frère, son voisin, son collègue, sa femme, ses enfants. Refuser la méchanceté gratuite. Refuser la violence verbale. Refuser la stigmatisation.
L’unité nationale ne se décrète pas uniquement depuis le Palais. Elle se construit au quotidien, dans nos comportements, nos paroles et nos choix.
En ce sens, la déclaration du président Diomaye Faye est plus qu’un message politique : c’est un appel à la maturité collective, à la responsabilité et à l’amour du Sénégal, un et indivisible.
BKD…
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