Extension du congé de maternité de 14 à 18 semaines, encadrement du télétravail, couverture sociale pour les travailleurs indépendants et renforcement de la lutte contre le harcèlement : le ministère de la Fonction publique a présenté les grandes avancées des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale. Réunis face à la presse ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026, le ministre Mamadou Lamine Dianté et la directrice du Travail, Ramatoulaye Niang, ont souligné qu’une cinquantaine de textes d’application accompagnent ces réformes majeures issues d’un dialogue social continu.
Les nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale étaient au cœur de la rencontre avec la presse organisée ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026 par le ministère de la Fonction publique, du Travail et des Réformes du service public. Face aux journalistes, la directrice du Travail et de la Sécurité sociale, Ramatoulaye Niang, a détaillé les principales évolutions introduites par les deux textes, tandis que le ministre Mamadou Lamine Dianté est revenu sur les conditions de leur mise en œuvre et la place du dialogue social..
Avancées majeures pour les salariés et l’économie informelle
Dans sa présentation, Ramatoulaye Niang a insisté sur plusieurs changements qui concernent directement le quotidien des travailleurs. Le nouveau Code du travail porte notamment le congé de maternité de 14 à 18 semaines et renforce le cadre juridique luttant contre le harcèlement moral et sexuel, les violences en milieu professionnel et les discriminations.
Le droit de retrait est également consacré pour les situations de danger grave et imminent. Par ailleurs, le télétravail dispose désormais d’un cadre légal clair, tandis que le contrat occasionnel fait son entrée dans le dispositif réglementaire. La dématérialisation de plusieurs procédures de gestion du personnel figure également parmi les évolutions présentées.
Sur le volet de la sécurité sociale, la réforme consacre un régime obligatoire pour les travailleurs indépendants. Elle introduit des mécanismes destinés à faciliter l’affiliation et le recouvrement auprès des petites unités économiques et des acteurs de l’économie informelle.
De plus, la définition de l’accident du travail est élargie aux nouvelles formes d’organisation du travail, incluant le télétravail. La directrice a également exposé les dispositions relatives à l’invalidité, à la retraite complémentaire et à la modernisation de la gouvernance des institutions de sécurité sociale.
Plus de 50 textes réglementaires pour concrétiser la réforme
Au-delà du contenu des textes, la question de leur mise en application effective s’est imposée lors des échanges avec les médias. Ramatoulaye Niang a annoncé que plus d’une cinquantaine de textes d’application (décrets et arrêtés, déjà en cours de rédaction) sont nécessaires pour rendre ces mesures opérationnelles.
Le ministre Mamadou Lamine Dianté a précisé que la promulgation des Codes ne mettait pas fin aux concertations avec les partenaires sociaux. Au contraire, la phase de rédaction des décrets d’application ouvre une nouvelle séquence de dialogue avec les représentants des travailleurs et des employeurs.
Le ministre a défendu une démarche participative, affirmant que les préoccupations sectorielles peuvent encore être arbitrées dans le cadre réglementaire. Il est également revenu sur l’état du dialogue social et le suivi des engagements souscrits avec les organisations syndicales.
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