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Yoro Dia sur les opérations militaires en Casamance: “le nouvel engagement de l’Armée sanctionne l’échec des politiques”

Depuis le 25 janvier dernier, l’Armée avait entrepris des actions e ratissage dans la partie sud du pays, zone de prédilection des rebelles du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance). Le journaliste et politique, Yoro Dia, ne fait pas dans la langue du bois pour pointer du doigt les limites de nos hommes politiques. « Depuis le 25 janvier, l’Armée menait des opérations dans le sud. Mais il faut oser le dire, le mouvement des forces démocratiques de la Casamance n’existe plus que de nom.
L’Armée est en position de force et, dans ce rapport de force, Mfdc est quasi inexistant. La guerre est finie depuis 1990 
», estime le journaliste dans les colonnes du journal Le Témoin.

A en croire M. Dia, le combat militaire n’existe que de nom. Désormais, il appartient aux hommes politiques d’instaurer la paix. Il se désole que ce soient les militaires qui, après avoir gagné la guerre, sont en train d’instaurer la paix. Ce qui n’est pas de leur vocation première, selon lui. A en croire M. Dia, le mouvement des forces démocratiques de Casamance a toujours obtenu par la négociation ce qu’il n’a jamais pu obtenir sur le terrain de la confrontation.

Citant l’homme politique français Georges Clémenceau, il estime que la guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains des militaires. Aussi en appelle-t-il à l’Etat du Sénégal, à travers son Armée, pour ne pas humilier le MFDC. Car le pays est unique, mais également pluriel.

L’échec des médiations parallèles
Le chercheur et docteur en sciences politiques Bruno Sonko, lui, a une autre vision de la crise surtout en cette période où l’Armée est en position de force. Et si notre confrère Yoro Dia pense que la guerre est terminée, M. Sonko, lui, se veut plus prudent. « Certes l’Armée est en position de force car les rebelles n’ont plus de forte base que soit en Gambie ou en Guinée Bissau, mais la guerre n’est pas finie. Depuis plus de 20 ans, les négociations parallèles n’ont pas porté leurs fruits. Il faut changer de méthode », préconise le docteur en sciences politiques pour qui la réalité sur le terrain est plus complexe que le pense le politologue Yoro Dia.

Il estime que la douleur de la crise du point de vue social est trop profonde. Rappelant que les chefs des différents camps que soit Salif Sadio ou César Atoute Badiate prennent de l’âge, le chercheur en sciences politiques trouve plus judicieux de leur offrir une porte de sortie honorable. Bruno Sonko propose la stratégie de l’unité dans la négociation mais également de ne pas être inflexibles sur certains points. Pour le chercher en sciences politiques, il est temps d’organiser un débat national sur la crise afin de résoudre le problème car 40 ans de conflit, c’est trop.  

PRESSAFRIK

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