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RDC: l’ONU donne sa version sur la détention du journaliste Sosthène Kambidi

En RDC, la détention du journaliste Sosthène Kambidi se prolonge. Ce correspondant de l’AFP et d’Actualite.cd et collaborateur occasionnel de RFI est accusé de « terrorisme », d’« association de malfaiteurs » et d’« insurrection » dans le cadre du double assassinat des experts de l’ONU. À New York, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a livré sa version des faits, car des experts mandatés par le Conseil de sécurité pour assister la justice militaire congolaise dans l’enquête sur l’assassinat des experts étaient présents pendant tous les interrogatoires du journaliste.

Des sources au sein de la justice militaire assuraient que le journaliste Sosthéne Kambidi avait été arrêté, car il avait obtenu dès le lendemain du meurtre des informations précises sur ses circonstances et un mois plus tard la vidéo de ce double assassinat. Il était question de l’interroger sur la manière dont il avait obtenu ses informations. Ce n’est pas la version du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane Dujarric :

« Nos collègues du mécanisme assurent qu’à aucune étape, durant ses deux jours, M. Kambidi ne s’est vu demander de révéler ses sources. Le soutien qu’ils apportent aux autorités congolaises inclut des conseils pour que tout se déroule en accord avec les lois internationales et d’après ce que je comprends, M. Kambidi a maintenant accès à des avocats qui étaient présents durant l’une de ces auditions. »

Des propos étonnants pour Amnesty International

Toutefois, Sosthène Kambidi a été arrêté dès le lundi soir aux environs de 23h40 dans un hôtel de la capitale congolaise et pendant 36h, il n’a pas eu accès à un avocat. Ce qui n’a pas empêché les experts de ce mécanisme de l’ONU de l’interroger en présence de magistrats congolais.

« D’après ce que je comprends, il a d’abord été entendu comme témoin, puis il a été entendu comme suspect. Durant tout le temps où l’équipe du mécanisme de suivi était là, ils n’ont pas eu l’impression qu’il y avait une quelconque violation de ce qu’ils comprennent de la loi congolaise », assure Stéphane Dujarric.

Une remarque qui étonne Jean Mobert Senga, chercheur à Amnesty International, qui rappelle que le journaliste était sous le coup d’un mandat d’amener, avec une liste d’accusations, ce qui n’est pas le cas quand on est un simple témoin.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a de son côté estimé que « les autorités congolaises devraient immédiatement libérer » Sosthène Kambidi et s’assurer que la presse peut « travailler sans crainte ni intimidation dans tout le pays ».

RFI

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