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Les risques qui guettent Ousmane Sonko en cas de récidive

A défaut de limiter ses sorties, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, devra désormais, par mesure de prudence, s’assurer de garanties avant de faire des accusations. Déclaré, jeudi dernier, coupable de diffamation et condamné à une peine de 2 mois assortie de sursis, il risque, après jugement définitif, de récidiver en cas de seconde condamnation pour diffamation. Dans ce cas de figure, selon l’expertise de l’avocat Me Baba Diop, le leader des Patriotes risque de voir ses ambitions de briguer le fauteuil présidentiel s’effondrer comme un château de cartes. 

 «En cas d’une seconde condamnation, il sera considéré comme récidiviste. Il va non seulement purger sa peine de 2 mois, mais aussi, la seconde peine risque d’être beaucoup plus lourde. Les juges ne risquent pas d’être aussi cléments avec lui», assure d’ores et déjà la robe noire dans L’Observateur. 

Pour Me Diop, l’objectif de la récidive est de corser la peine. «Si le mis en cause répète les faits, malgré la première condamnation, les juges estimeront que cette peine n’était pas assez suffisante pour le dissuader de réfaire le même délit. Et donc, ils seront obligés de rendre un verdict beaucoup plus sévère», lance-t-il au bout du fil.

Pourtant, après celle de Mame Mbaye Niang pour diffamation, une autre plainte plane sur la tête du leader de Pastef-Les Patriotes. Il s’agit de la plainte de Frédéric Napel, un élément des Renseignements généraux (Rg).

Le 6 février dernier, le policier avait déposé une plainte contre le maire de la ville de Ziguinchor. A l’image de Mame Mbaye Niang, le limier avait visé, entre autres, le délit de diffamation. Beaucoup ont redouté que le leader de Pastef soit considéré comme un récidiviste en cas d’une seconde condamnation pour délit de diffamation. Mais pour le pénaliste, l’enjeu de ce procès n’est pas de taille. La récidive ne peut pas jouer avec ce procès. Pour cause, la plainte de Napel a été déposée avant la première condamnation. 

« Si les faits se sont produits avant, on ne peut pas parler de récidive. C’est-à-dire, on vous condamne des faits et, au lieu de se repentir, vous commettez le même délit. A partir de ce moment, on se dit que votre première peine n’a pas été dissuasive», a détaillé l’avocat. 

A en croire Me Baba Diop, la plainte de Napel ne fera pas de Ousmane Sonko un récidiviste. Déjà, il faut que sa première condamnation soit définitive d’abord et une réitération des faits après jugements.

PRESSAFRIK

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