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Santé publique : un partenariat de 74,2 milliards de FCFA entre Dakar et Washington

Le Sénégal et les États-Unis d’Amérique ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire. Les deux pays ont signé, vendredi 13 mars au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, un protocole d’accord quinquennal d’un montant de 135 millions de dollars, soit 74,2 milliards de FCFA, destiné à renforcer durablement le système de santé sénégalais.

Ce mémorandum d’entente marque, selon les autorités, un tournant dans la coopération stratégique entre les deux partenaires, avec l’ambition de consolider l’autonomie et la résilience du système sanitaire national.

« Ce mémorandum témoigne de notre engagement commun à obtenir des résultats durables et s’inscrit dans le prolongement de la stratégie mondiale américaine en matière de santé ainsi que dans l’adhésion à la vision Sénégal 2050 », a déclaré la Chargée des Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, Jennifer Davis-Paguada.

L’accord repose sur un mécanisme de cofinancement. Les États-Unis contribueront à hauteur de 63 millions de dollars (34,6 milliards de FCFA), tandis que le Sénégal mobilisera 72 millions de dollars (39,6 milliards de FCFA).

Pour le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, ce partenariat s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités sénégalaises.

« Cette initiative place le capital humain, la souveraineté sanitaire, la modernisation des services publics et l’équité territoriale au cœur de l’action publique », a-t-il souligné.

Au-delà du financement, ce protocole fixe une feuille de route ambitieuse pour améliorer la performance du système de santé sénégalais.

Les priorités portent, entre autres, sur la réduction des cas et des décès liés au paludisme et au VIH, le renforcement de la prévention et de la réponse aux épidémies, l’amélioration de la sécurité sanitaire et la préparation face aux crises sanitaires futures. « Notre objectif est simple : travailler main dans la main avec le gouvernement du Sénégal pour améliorer durablement la santé des populations », a affirmé Jennifer Davis-Paguada.

Le partenariat prévoit également le renforcement de la surveillance épidémiologique et des capacités de réponse aux urgences sanitaires, afin de détecter rapidement les flambées de maladies infectieuses. Un accent particulier sera mis sur le développement des systèmes de laboratoire, avec la mise en place d’un réseau national répondant aux standards internationaux, capable d’identifier et de caractériser les pathogènes à potentiel épidémique ou pandémique.

Le ministre s’est également sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement en produits de santé, afin d’assurer la disponibilité continue des médicaments et intrants essentiels, notamment pour la prévention et la prise en charge du paludisme et d’autres maladies prioritaires.

Le protocole accorde une place centrale au capital humain, avec un soutien accru aux agents de santé de première ligne et l’intégration progressive de personnels qualifiés dans le système national.

 La transformation numérique du secteur constitue également un axe majeur de l’accord, avec le déploiement du dossier patient informatisé, l’amélioration des systèmes de données sanitaires et l’interopérabilité des plateformes nationales.

Pour Dr Ibrahima Sy, ce partenariat dépasse les actions immédiates et s’inscrit dans la stratégie sanitaire du Sénégal à l’horizon 2030 et au-delà.

« Il s’agit de promouvoir la souveraineté pharmaceutique, l’innovation sanitaire, l’élimination du paludisme, la préparation aux pandémies et le renforcement durable de la gouvernance du système de santé », a-t-il soutenu.

Les objectifs visés incluent notamment la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’accélération de la lutte contre le VIH et le paludisme, le renforcement de la vaccination et l’amélioration de la qualité des données sanitaires. « La signature de ce mémorandum d’entente n’est pas une finalité. Elle constitue le point de départ d’une nouvelle phase d’action concertée, fondée sur la transparence, la performance et des résultats mesurables », a dit le ministre.

En complément de ce mémorandum, les deux parties ont également signé un accord relatif au partage de données statistiques agrégées. Selon les autorités, cet accord concerne uniquement des données non individuelles et non nominatives, dans le strict respect de la réglementation nationale sur la protection des données. Ces informations serviront exclusivement au suivi et à l’évaluation des indicateurs de performance des interventions financées dans le cadre du partenariat.

SENEWEB

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