Plus de 1 700 militants de générations et peuples solidaires ont porté leur choix sur Guillaume Soro, seul candidat à la présidence du parti. Malgré la dissolution de Générations et peuples solidaire (GPS) par la justice ivoirienne en juin 2021, le mouvement poursuit ses activités.
À l’époque, la justice l’accusait de se livrer à « des actes subversifs ». Mais pour Moussa Touré, responsable communication du parti, le GPS conserve son existence légale. « Nous avons interjeté appel, par la suite formé un pourvoi devant la Cour de cassation. Notre dossier est toujours devant la justice ivoirienne. Tant que la Cour de cassation ne s’est pas prononcée, nous nous considérons et nous nous comportons comme ayant une existence légale pleine et entière. »
« Nous avons déjà accompli l’impossible en tenant sept ans durant sans céder, sans disparaître. Ceux qui pariaient sur notre effacement se sont trompés une première fois. Ils se tromperont, je vous le garantis, une seconde fois et autant de fois qu’il le faudra », a-t-il dit.
Pour le politologue Geoffroy Julien Kouao, cette élection vise avant tout à « légitimer » le leadership de Guillaume Soro. Mais pour relancer la mobilisation de GPS en Côte d’Ivoire, le mouvement reste confronté à un défi majeur : le retour de son leader au pays. Une condition indispensable, selon l’analyste, pour insuffler « une nouvelle dynamique politique ».
Fraîchement réélu à la tête de GPS, Guillaume Soro a salué la confiance renouvelée de ses militants. Il a également dévoilé huit axes prioritaires pour son mouvement, parmi lesquels son implantation. Guillaume Soro affiche sa détermination à maintenir GPS malgré les obstacles.
DAKARACTU
