Economie et agriculture

Les Etats Unis d’Afrique : une nécessite

Actuellement la mondialisation a rapproché les pays par le développement des échanges et a créé une interdépendance entre les ÉTATS qui ont créée des espaces économiques fortes afin de booster leur économie, exemple: l’Union Européen, l’Accord de Libre Échange Nord Américain et les nouveaux pays industrialisés. Ce sont ces pôles qui détiennent la plus grande part de l’économie mondiale. Ces trois pôles concentrent l’essentiel des activités économiques du marché mondial. Avec la délocalisation de leurs industries dans les pays partenaires c’est encore plus rentable.

A côté de cette triade on retrouve les pays du sud (ou le tiers monde) qui participent peu aux échanges internationaux. Dans ces pays sous développés la balance commerciale est toujours déficitaire avec une consommation supérieurs à la production. Bref ils ne sont pas productifs. C’est le cas de l’Afrique dont la participation aux échanges commerciaux dans le monde n’atteignent pas les 2 % . L’Afrique avec une population estimé à envirion un milliards d’habitants est conssidéré par tous les indicateurs économiques comme étant le continent le plus pauvre au monde. Etant donnè que dans la plupart pays africains l’indice de développement humain (IDH) est inferieur à 0,5 alors que la moyenne mondiale est de 0,7 voire 0,9 pour les pays industrialisés. Mais paradoxalement l’Afrique est de loin le continent le plus riche au monde en terme de ressources miniéres. Le sous sol du continent africain regorge d’énormes ressources naturelles comme : le gaz , le pétrole , le diamant , le cuivre, l’or , le charbon , le coltan , le zircone etc. L’ Afrique est le premier fournisseur de matiéres premiéres aux pays europééns et assiatiques sans cela leurs entreprises ne fonctionnent pas. Par exemple 80% de l’électricité produite en France provient de l’exploitation de l’uranium du Niger par la société AREVA.

Malheureusement ces richesses ne profitent pas aux populations africaines parce qu’elles sont exploitées par des entreprises étrangéres qui n’apportent rien à l’économie de ces pays aux balances commerciales déficitaires. Ces entreprises profitent d’une main d’oeuvre trés accessible pour réaliser de gros chiffres d’affaires. Rajouter à cela les produits ne sont pas transformés sur place et sont revendus beaucoup plus chers à ces  populations par ces mêmes sociétés aprés les avoir transformés à l’étranger. Par conséquent la pauvretré s’accentue de plus en plus dans ce continent aux richesses immenses. Pour faire face à cette situation il faut nécessairement que les africains arrêtent ces conflits internes qui minent le continent. Parce qu’il est impossible de se développer dans l’instabilité. Ensuite les africains doivent élire des dirigeants patriotes qui seront dévouer exclusivement à la cause africaine en négociant d’égale à égale avec les grandes puissances dont les multinationales sont trés présentes en Afrique. Et surtout aller vers cette états unis d’Afrique qui leur permettrera de creer leur propre marché commun typiquement africain afin de peser de tout son poids dans l’économie mondiale. Et c’est là  où la vision de Thomas Sankara a tout son sens,en 1987 lors du sommet de l’OUA à Adis Abeba Sankara disait : “. (…) Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialités pour développer l’Afrique parce que notre sol et notre sous-sol sont riches. Nous avons suffisamment de quoi faire et nous avons un marché immense, très vaste du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pouvons les trouver.(….) Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains. Produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous produisons au lieu de l’importer.”

Compte tenu de ce qui précède,on peut l’affirmer sans se tromper que le salut de l’Afrique ne viendra que par cette union des des états africains qui leur permettra d’avoir des économies fortes avec un marché commun typiquement africain. Avec le vent de panafricanisme qui souffle actuellement sur le continent et avec surtout cette prise de conscience de la jeunesse africaine nous pouvons espérer que cela se réalise dans les années à venir…

Alioune Assé Seck

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