Religions et spiritualité

LA DIFFICILE SÉLECTION D’UN ÉLU D’ALLAH

« Allah(swt) a alloué à chaque personne un être qui le surveille. Le minimum est assuré par les deux anges scribes (kirâmane kâtibîne). La plupart des gens portent leur attention sur ces deux anges, et on les entend dire : « c’est l’ange qui est à l’épaule droite qui mentionne les bonnes actions, celui qui est à gauche, mentionne les mauvaises, etc. » mais concernant la relation du croyant avec le Ciel, il existe d’autres êtres qui la supervisent pour dénicher ses moindres attitudes.

En effet, être un musulman est une obligation car l’homme ne peut pas ne pas l’être : « La religion reconnue auprès d’Allah c’est l’Islam » (S.3 V.19). Mais pour devenir un waliyou d’Allah, on sélectionne le croyant à l’intérieur même des musulmans.

C’est donc un véritable examen ! Vous avez plusieurs fois vu un grand joueur qui n’est pas appelé en équipe nationale. La sélection du wali d’Allah est semblable à celà car on peut être un véritable musulman qui prie avec ferveur et adore Allah (swt) sans pour autant être sélectionné pour siéger à la Hadaratul Ilâhiya.

Et pour que le musulman soit sélectionné, les conditions ne seront plus laissées aux anges scribes, elles seront plutôt la prérogative des anges chargés des lignes de communication secrètes du Ciel, de sorte que chacun d’entre eux vérifie la vie du croyant point par point, de même que ses comportements. Et ce sont des anges qui connaissent tout !
En effet, les anges scribes attendent que la personne fasse une action avant de l’enregistrer, mais ces superviseurs célestes n’attendent même pas que vous réfléchissiez pour écrire, avant votre réflexion, ils savent déjà ce que vous comptez faire.

Avant votre réflexion, ils ont commencé à écrire : « Il compte cogiter sur ceci et cela ce soir, et après réflexions il fera telle ou telle chose… » ; ils notent ainsi vos moindres œuvres. Et lorsqu’ils terminent, ils font sortir une note chaque jour.

Ainsi, chaque jeudi soir, ils font un bilan de la note ; sur un calcul, ils établissent un pourcentage de cette note à tel point que si la personne obtient la moyenne, il siégera à la Hadaratul Ilâhiya. S’il n’est pas parvenu à obtenir ce pourcentage, il ne pourra pas y assister. Cependant, Allah (swt) de par Sa Volonté, demande à chaque candidat une note différente. On peut vous demander 100 points, 10 points à untel, 9 points à un autre et 3 points à quelqu’un d’autre, et même 1 000 000 à un autre candidat. Cela dépend du candidat et ce sont les anges superviseurs de Ghaïb qui connaissent le barème des points pour chaque domaine. Le candidat peut faire une grande œuvre de bien, croyant que tout le monde devrait venir le féliciter, mais les superviseurs de Ghaïb lui mentionnent 1 ou 0,5 point. La personne peut aussi minimiser une œuvre en se disant que ce n’est même pas la peine d’en parler, mais les anges superviseurs lui notent 100 points. C’est pourquoi dit-on : « ne sous-estimez pas une œuvre, mais ne surestimez pas une œuvre non plus ».

 C’est la raison pour laquelle, quiconque connaît Allah ne sous-estime pas une œuvre de bienfait, de la même manière, il ne surestime pas un acte de bienfait, car vous ne savez pas comment ils vont l’apprécier. Et tout ceci, constitue l’examen que doit passer l’homme pour être un élu d’Allah.
Si la personne est candidat, chaque jeudi soir, son dossier de note se retrouve à la Hadaratul Ilâhiya, et on vérifie les différents points obtenus en attendant la prochaine séance, jusqu’à ce qu’il obtienne la totalité de la note qu’on lui demande. S’il obtient le pourcentage demandé, il est alors amené à l’assemblée céleste des élus (la Hadaratul Ilâhiya).

En effet, obtenir le inâyatu rabbâniyu (qui transportera le waliyou) est semblable à quelqu’un qui va dans un magasin pour acheter une voiture : il apporte de l’argent. Idem pour celui qui veut mériter le inâyatu rabbâniyu, il doit faire en sorte de rassembler les points qu’on lui demande. Et ces points peuvent venir de différents domaines comme les attitudes du candidat, son zikr, sa formation spirituelle, cela peut concerner sa bienséance, le bienfait dont Allah (swt) l’a gratifié, etc. Mais quelle qu’en soit l’origine, c’est Allah (swt) qui connaît la manière de le juger.

C’est la raison pour laquelle, il est primordial de prêter attention à cette organisation ; car les habitants de Ghaïb sont des superviseurs, et de parfaits superviseurs ! »

Extrait tiré des révélations du Maouloud 2021 à Médina Cheikh,
Par Mawlâya Seydi Mouhamed EL Cheikh (a.s)

DESK RELIGION & SPIRITUALITÉ

Cheikh Tijane Sembene

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