Réflexions

La faillite des élites

L’heure est grave. Ou va le Sénégal lorsque ceux qui le dirigent ou aspirent à le diriger se laissent aller à des complots politiques vicieux méticuleux et hideux contre la constitution et les institutions ? Jusqu’ou le jeu de combine politicienne du président Macky Sall et du ministre de la justice et de l’intérieur  mènera ce pays dans le seul but de décrocher un second mandat. ?

Un trio d’élite, infernal, bancal mais non banal car capable des pires du mal.  Le président et son gouvernement se trompent parce que le justificatif que les sénégalais cherchent ne se trouvent pas dans des liaisons et des combinaisons politiciennes. Cette quête de vérité est une éternelle remise en question sur les réalités des milliards du contribuable qui se sont volatilisés, du respect de la parole donnée et des nominations par qualification qualité ou affinité.

En première échelon figure l’affaire BICTOGO , les sénégalais ont été surpris et ébahis d’apprendre à travers la presse ensuite par un communiqué du ministère des finances que l’Etat du Sénégal a endommagé douze milliards de nos Francs pour avoir abandonné le contrat le liant avec la société SNEDAI de l’homme d’affaire ivoirien Adama BICTOGO naguère attributaire du marché de production des visas biométriques d’entrée dans notre pays. Le Sénégal perd ainsi douze milliards. Et de 12 milliards  ce marché est confié à la société Malaisienne IRIS Corporation Berhad basée à Kuala Lumpur (Malaysia) pour la confection de 10 millions nouvelles pièces d’identification biométriques pour un coût global de 50  milliards de francs Cfa. Le Hic est que les sénégalais courent toujours derrière leurs cartes d’identités biométriques certains sont privés du droit de vote lors des législatives et risquent de revivrent la même situation à la prochaine présidentielle malgré la somme faramineuse de 50 milliards dépensée.

Autre affaire à multiple milliards c’est l’affaire Pétro Tim, l’opposition réunie autour de Manko Wattu Senegal accuse: ‘’ le chef de l’Etat a enrichi sans cause Petro Tim Limited devenu Timis Corporation, cette nébuleuse se trouve avec au moins 1,2 milliards de dollars soit 600 milliards de Francs CFA. Aucun démenti officiel n’a été donné par l’Etat du Sénégal. Pire des enquêtes menées par l’OFNAC sur cette affaire ont abouti au limogeage de la directrice de l’institution de contrôle contre la fraude et la corruption Nafi Ngom.

Dans ce marathon financier, le distributeur automatique de milliards qu’est l’Etat du Sénégal hausse de manière vertigineuse les budgets de deux institutions pour l’exercice 2018 que sont le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT)  et l’Assemblée Nationale, respectivement dirigées par Ousmane Tanor DIENG et Moustapha NIASS. Le Secrétaire Général de l’AFP s’échauffe avec 18,774 milliards, celui du Parti Socialiste s’entraine à manipuler 14,143 milliards au moment ou leurs partis politiques respectifs s’envolent en lambeaux par défaut de consensus pour le compagnonnage qui leur a valu ces exorbitants budgets. S’y ajoute les plus de 6 milliards du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) gérés par la dame Aminata Tall. Un partage du pouvoir qui ne dit pas son nom.

Ces institutions dirigées par ces soit disant élites n’ont aucune influence ni incidence positive sur le vécu quotidien des sénégalais. La preuve, tous les secteurs, rouges de colère bougent. Les enseignant ont étalé leur amertume de SIBIKOROTO à PASS KOTO, du NDOUKOUMANE au Cassa. Des mois durant cette fraction d’élite a également étranglé le système éducatif. Une année blanche se profile à l’horizon. L’avenir des enfants déjà sombre, s’assombrit encore et encore. Il ne reste qu’un leitmotiv ‘’ sauver l’année’’ mais jusqu’à quand? Mystère et boule de gomme.

La santé, elle, est plus malade que les souffrants internés à l’attente de radiothérapie en panne, de médecins hors salle en sit-in, en marche et en grève arborant des brassards rouges. Ils demandent comme les enseignants et professeurs les milliards des accords signés avec le gouvernement. La justice qui devait trancher cette bataille sans merci a démissionné selon un des leurs. Le juge Dème qui dit démissionné ‘’d’une justice qui a démissionné’’.

D’autres secteurs sont en ébullition, l’agriculture ou des paysans réclament  leur argent en pleine campagne arachidière. Les boulangers s’insurgent contre leur secteur menacé.  Les transporteurs ruent contre l’instauration prématurée des permis à point, des tracasseries policières et la charge à l’essieu. L’opposition comme le pouvoir, pendant ce temps prennent le pays en otage et tympanisent le peuple par leurs actes politico-politiciens. Ils mettent en avant l’affaire Khalifa SALL un feuilleton politico-judiciaire sans intrus ou le dernier épisode ne surprend personne. C’est uniquement éliminer un adversaire politique. Avant lui, Karim Wade qui a subit le même sort, là l’épilogue du film surprend, le fils de son père a été exilé. Un autre adversaire à éliminer de la course. Pour faire face à qui finalement ?

Une opposition qui ne s’intéresse qu’à la chose politique et mène sa bataille que par presse interposée. Le jeu politicien de Macky devient finalement un danger contre la loi et les institutions. Ses conflits avec Khalifa Sall et Karim Maissa Wade a mis nos institutions sens dessous sens dessus. Il a fait de la justice le condensé de marionnettes tristement suspendues au bout de cordes partisanes. Mais cette histoire là dont l’overdose de croc-en-jambe finit par donner la nausée est celle des ‘’grands bandits’’ qui se disputent à l’heure du ‘’butin’’. C’est une histoire d’aventuriers conduit par un louche destin et qui font du trésor public une proie, de l’Etat une institution captive et de la République un ersatz sur lequel tout est permis au gré des clientélismes, des surenchères et des humeurs de la seule constante inconstante.

Si Macky a négocié avec Khalifa comme le soutien le député Sérigne Mansour SY Djamil, pour qu’il se présente pas à l’élection présidentielle de 2019 c’est qu’il est conscient de son impopularité et qu’il est impuissant devant celui qu’il a mouillé par l’intermédiaire de l’Inspection Générale d’Etat, IGE, sur l’affaire dite de la caisse d’avance. Que dire du silence de Tanor et Abdou DIOUF  face à leur camarade de Parti? De la complicité de NIASS et Ahmed Dansokho ces ténors devenus dinosaures.

 A l’aurore pointe un projet de loi sur le parrainage pour limiter soit les candidats aux futures échéances ou pour restreindre les Partis Politiques. Une autre méthode pour fusiller les adversaires politique encore qui tiennent le corde. Sinon comment contrôler une signature et s’assurer que tel a signé pour tel sans que se soit l’empreinte digitale qui le justifie. Quoi de plus pratique que le bulletin unique pour rationnaliser les candidatures et limiter les dépenses faramineuses pour l’organisation d’une élection. Si le président de la République et son gouvernement croient qu’il suffit de faire passer ce projet de loi sur le parrainage avec toute la force sécuritaire déployée, un dispositif d’alerte et de veille mis en place, des mesures d’arrestations bien muries pour se sauver de l’histoire et anesthésier la nation, alors ils se trompent avec brio. Si toute cette force sécuritaire veiller quotidiennement sur la population, il n’y aurait pas de rapts d’enfants, pas d’agression encore moins de vols au grand jour.   Le peuple meurtri, avide de développement et d’émergence  souffre en silence face à tous ces scenarii.  

L’opposition ne fait rien d’opposer pendant ce temps. Une opposition qui ne marche jamais quand le système éducatif va mal. Une opposition qui n’approche pas le monde rural quand les paysans sont en difficulté. Une opposition qui ne débatte pas des questions de l’heure de nos Etas: les coopérations et accords économique, l’éthique, les valeurs, l’emploi, la formation…

Mais une opposition qui se déchaine quand un homme politique a des déboires judiciaires. Quand les élections sont entachées ou quand il y’a des faille dans la distribution des cartes d’identité biométrique.        

 Ces hommes politiques donnent encore un coup de main au recul de la vertu démocratique et à la décadence de l’Etat républicain. Un silence des élites devant des questions nationales graves et devant l’affliction sociale est expressif d’une personnalité politique complice, drapée d’un humanisme trompeur. Elles ne croient qu’au pouvoir de l’argent et à l’argent du pouvoir. C’est pourquoi, elles négocient clandestinement et passent leur temps à nuire à la Loi et à conspirer à nuire à la Foi. Voilà pourquoi notre Elite est en faillite.

ADAMA NDIONE

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