Religions et spiritualité

Discours de Moussa Fall – Nuit de Mawlaaya Cheikh 2017

Bonsoir chers condisciples mahlissiens ! Nous commençons à glorifier le Seigneur de l’univers, Créateur à partir du Néant et Tremplin de toutes les réalités existentielles, Allah (SWT) ; à prier sur le prophète de l’islam, parfum créaturiel et source principielle de la lumière, Seydi ahmat (PSL) ; à louer de toutes nos forces l’élu incontestable en matière de lumières des cieux et de la terre, souverain des âmes et médecin légiste de la lumière des anges, Mawlaya Cheikhou Tidjani Cherif (RTA) et à rendre la grâce au sage et professeur de sagesse, au lumineux et professeur de lumière, à la personnification de la divinité paroxygimale, exactement à notre vénéré Grand Pôle Secoureur de Tous Les Temps que voici, son excellence Mawlaya Seydi Mouhamed El Cheikh (RTA).

Intrinsèquement attachés à la science émanant du monde perdu dans l’histoire réelle des élus de Dieu, les enseignements de l’envoyé privilégié et gâté de Mawlaya Cheikh Tidjani sont fortement marqués par la prédominance de la notion de lumière. Attendu que cette notion a une sœur presque jumelle au monde chahada par le fait de la communion entre le monde Khayb et le monde Chahada, il s’avère difficile de définir la lumière au sens lumineux du terme. Cette tentative de définition se confronte à toute la rigidité et à toute la complexité de la science divine notamment du « waladounyati ». Aussi, Seydi Mouhamed El Cheikh pose-t-il la première condition pour comprendre ce qu’est la lumière en conjuguant la nécessité de la sainteté d’esprit et la tutelle d’un maitre mystique digne de ce nom. La démarche analytique de la lumière est alors si rugueuse que seules des âmes préparées à cet effet peuvent s’y atteler. Lorsque nous méditons sur le terrain purement spirituel, la différence radicale entre la lumière consécutive au génie humaine et celle tributaire de l’essence divine ne peut manquer de frapper notre impression. Bien qu’opaque soit cette différence, une synthèse minutieuse du déluge de savoirs avec lequel le Khoutboul Aktaboul Kabîr irradie ses disciples tous les jours, pourrait ne serait-ce qu’à quelques miettes prés nous édifier sur ce qu’est la lumière. 
Ecoutons son excellence à l’occasion de la nuit de son maitre de 2013 : « LA LUMIERE EST-CE DONT, UNE FOIS EN ETRE ABREUVE, NOUS PERMET DE VIVRE DANS LA HAQIQIA ». On en retient alors que la notion de lumière est plus fonctionnelle que conceptuelle. Sa fonction première serait ainsi de nous extirper des connaissances toutes faites des réalités superficielles du legs prophétique in favorem de la plus que parfaite maitrise de l’apanage du caché et du transcendantal. 
En sus d’être une source davantage de savoirs, elle est également ce que conditionne le Seigneur et ce qui conditionne les élus avec un nombre assorti d’exception. 
Elle est ce que conditionne le Seigneur en ce sens que Celui-ci use d’elle pour servir d’éclairage aux cieux et à la terre puisque ALLAHOU NOUROU SAMA WATI WAL ARDI. Dans ce contexte, considérant que la lumière mohammadienne est la matière première ayant permis à toutes créatures de prendre forme ; et que la lumière mohammadienne elle-même est un démembrement oulihiyatique, tout ce qui rayonne dans les cieux, rayonne suivant le commandement de l’autorité divine. Il s’ensuit alors que Le Créateur est la lumière originelle des cieux, lumière dont l’intensité se fait même ressentir au niveau de la terre. Celle-ci, du fait de l’application des préceptes islamiques enseignés par le prophète et de la promotion de bonnes actions et de la parole divine, n’est pas restée impassible face à la conduite de la lumière par le Seigneur.
En revanche, sous le rapport de la lumière avec les élus, on assiste à un ordre tout inverse. Dans cette situation, l’élu est le passif et la lumière, l’active. Il en est ainsi du fait que suivant le cadre de sa science, l’élu n’est pas inspiré par une source terrestre mais plutôt par un réseau filtré à partir du « Nabawiyate » lequel a donné naissance au « waladounyati », une science structurellement lumineuse parce que divine. Elle conditionne alors sa connaissance, son information sur les multitudes réalités qui composent son environnement, de même que sa capacité à découvrir les mystères d’Allah. Toutefois, ce principe connait des dérogations et des aménagements. C’est notamment l’exemple du waliou kanzi puisant son savoir et son pouvoir dans le bahroul kanzi ; le faisant un carrefour vers où se précipite la lumière, les lumières même à la limite. 
Il ne faut surtout pas perdre de vue sur un autre aspect plus que déterminant et séparant la lumière du bienfait. Ce dernier n’est justiciable que dans l’au-delà, le monde où se meuvent les âmes ayant dépassé l’échéance de leur vie terrestre. La lumière quant à elle a un terreau de déploiement beaucoup plus large et beaucoup plus intéressant. Elle étend ses tentacules dans ce monde ci et dans ce monde-là et est ce qui nourrit l’âme, sa seule nourriture de plus. 
Tout compte fait, il découle de ce qui précède que la notion de lumière est si difficile à cerner tant sur le point de vue de ses manifestations que de ce qui la fait manifester. Malgré cette difficulté prohibitive, son critère finaliste ou fonctionnel en constitue un signe très révélateur. Elle reste donc toujours incompréhensible à certains égards ; d’ailleurs notre prétention n’était point exhaustive. 
Pour terminer, nous nous suppléons devant le savoir en personne pour lui implorer de nous faire ses vrais disciples.

MOUSSA FALL, ALIOUNE

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